Internet et sécurité en ligne · Monaco
Internet et sécurité en ligne — Monaco (2026)
Monaco n'est pas un État membre de l'Union européenne et ne dispose pas d'une législation globale en matière de sécurité en ligne équivalente à la loi européenne sur les services numériques (Digital Services Act) ou à la loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act). La principauté applique un régime partiel combinant une loi sur la protection des données alignée sur le RGPD (notamment des règles relatives au consentement des mineurs de moins de 15 ans concernant les services de la société de l’information), des obligations en matière de cybersécurité renforcées en 2025, ainsi que des obligations spécifiques imposées aux prestataires de services techniques concernant les contenus illicites et terroristes en ligne. Des mesures plus larges de sécurité en ligne pour les mineurs, notamment la vérification de l’âge au niveau des plateformes, font toujours l’objet d’un débat public animé depuis le début de l’année 2026, aucune législation spécifique n’ayant encore été adoptée.
Cadre principalLoi n° 1.565 du 3 décembre 2024 (protection des données / services de la société de l'information) ; loi n° 1.578 du 1er juillet 2025 (modifications relatives au numérique, notamment les obligations en matière de diffusion de contenus) ; Autorité de protection des données personnelles (APDP)
Points clés
La loi n° 1.565 du 3 décembre 2024 aligne le cadre réglementaire monégasque sur le RGPD et impose l'obligation d'obtenir le consentement parental pour les mineurs de moins de 15 ans qui accèdent à des services de la société de l'information, la mise en œuvre de cette mesure étant déléguée à l'APDP nouvellement créée (qui remplace l'ancienne CCIN).
La loi n° 1.578 du 1er juillet 2025 a renforcé les mesures imposées aux prestataires de services techniques concernant la diffusion de contenus relatifs à des infractions graves contre les personnes, à l'incitation au terrorisme et à son apologie, ainsi qu'à d'autres activités illicites ; il s'agit là de la disposition monégasque la plus proche des obligations de modération des contenus imposées aux plateformes.
La loi n° 1.578 a également renforcé les obligations en matière de cybersécurité imposées aux opérateurs d'importance vitale (OIV), notamment par le biais de normes de sécurité obligatoires, d'obligations de notification des incidents, de contrôles réguliers et de sanctions pouvant aller jusqu'à 150 000 € par infraction pour les personnes physiques (soit cinq fois ce montant pour les personnes morales).
Monaco n'a pas adopté de loi propre relative à la responsabilité des plateformes ou à la modération systémique des contenus, comparable à la loi européenne sur les services numériques (DSA). Les obligations découlant de la DSA ne s'appliquent aux plateformes dont le siège social est situé à Monaco que dans la mesure où elles ciblent des utilisateurs situés dans l'Union européenne ; leur application relève des mécanismes de l'Union européenne et non des autorités de régulation monégasques.
Depuis janvier 2026, Monaco fait l'objet d'un vif débat public sur la protection des mineurs sur les réseaux sociaux, les experts soulignant que la vérification de l'âge sur ces plateformes « n'est pas effectuée correctement ». Aucune loi spécifique relative à la vérification de l'âge sur les plateformes en ligne n'a été adoptée ; la réponse de Monaco hors ligne a consisté à interdire l'utilisation des smartphones à l'école (de la 6e au lycée) depuis l'année scolaire 2025.
Monaco a officiellement renouvelé sa demande de décision d'adéquation en matière de protection des données auprès de l'Union européenne début 2025, la Commission européenne examinant actuellement son cadre réglementaire. La réglementation numérique de Monaco s'aligne globalement sur les normes de l'Union européenne dès sa conception, bien que le pays ne soit pas membre officiel de l'Union et que la réglementation de celle-ci ne s'y applique pas automatiquement.
Cette page est une traduction fournie à titre indicatif ; la version anglaise fait foi et ne constitue pas un avis juridique.