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Internet et sécurité en ligne · France

Internet et sécurité en ligne — France (2026)

Loi généraleIndex des pays 90 · A+

La France dispose de l'un des dispositifs de sécurité en ligne les plus développés de l'Union européenne, combinant la loi européenne DSA, directement applicable, avec une loi nationale SREN qui ajoute des règles spécifiques à la France concernant la vérification de l'âge pour la pornographie, un filtre de cybersécurité anti-arnaques, le harcèlement en ligne (interdiction SARIN) et des pouvoirs d'exécution. La responsabilité de base des plateformes suit le principe de « safe harbor » (notification et retrait) de la LCEN, tandis que l’ARCOM supervise désormais les très grandes plateformes aux côtés de la CNIL (publicité/profilage) et de la DGCCRF (commerçants, transparence). En juillet 2026, le Parlement a également adopté une interdiction générale de l’utilisation des réseaux sociaux par les moins de 15 ans, allant au-delà de la DSA.

Cadre principalLa loi européenne sur les services numériques (règlement (UE) 2022/2065), telle que transposée en France par la loi SREN (loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 relative à la sécurisation et à la régulation de l’espace numérique), qui vient s’ajouter à la LCEN de 2004 (loi pour la confiance dans l’économie numérique, transposant la directive 2000/31/CE). L’ARCOM est le coordinateur des services numériques ; la CNIL et la DGCCRF sont des autorités compétentes conjointes.

Points clés

Loi SREN (loi nationale sur la sécurité en ligne)

La loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 renforce la sécurité et réglemente l'espace numérique : elle instaure une vérification obligatoire de l’âge pour les sites réservés aux adultes, un filtre de cybersécurité « anti-arnaque », l’interdiction d’accès aux plateformes pour les auteurs de violences en ligne condamnés (SARIN), des règles d’interopérabilité et de portabilité du cloud, et aligne le droit français sur la DSA, la DMA et la loi sur la gouvernance des données. La plupart des dispositions sont entrées en vigueur le 23 mai 2024, les décrets d'application devant être mis en œuvre progressivement jusqu'en 2025.

Architecture de mise en œuvre de la DSA

En vertu de la loi SREN (art. 49 de la DSA), l’ARCOM est désignée comme coordinatrice des services numériques en France, la CNIL étant compétente en matière de publicité et de publicités basées sur le profilage, et la DGCCRF (désignée le 3 janvier 2025) étant compétente en matière de traçabilité des professionnels, de conformité dès la conception et de transparence vis-à-vis des consommateurs. Les trois autorités de régulation ont signé un accord de coopération le 27 juin 2024.

Vérification de l'âge pour les sites pornographiques

Le référentiel technique de l'ARCOM (publié le 11 octobre 2024, entrant en vigueur le 11 janvier 2025, avec une période de transition pour les paiements par carte jusqu’au 11 avril 2025) impose aux sites pornographiques accessibles depuis la France de mettre en place au moins deux méthodes de vérification de l’âge, dont un système de « double anonymat ». Le 6 mars 2025, l'ARCOM a constaté qu'aucune des six plateformes les plus visitées n'était conforme ; un décret du 26 février 2025 a étendu la liste à 17 plateformes de partage de vidéos établies dans l'Union européenne (dont Pornhub, YouPorn et xHamster). Le Conseil d'État a confirmé cette décision.

Responsabilité des plateformes — Clause d’exonération de la LCEN

La loi pour la confiance dans l'économie numérique (loi n° 2004-575 du 21 juin 2004) transpose la directive européenne sur le commerce électronique : les hébergeurs ne sont pas soumis à une obligation générale de surveillance et bénéficient d’une exonération conditionnelle de responsabilité, mais doivent agir sans délai pour retirer les contenus manifestement illicites dès qu’ils en sont informés. Les formalités de notification sont codifiées à l’article 6 de la LCEN.

La plateforme de signalement PHAROS et les contenus illicites

PHAROS (Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements), gérée par le ministère de l'Intérieur depuis 2009, est le portail national permettant aux citoyens de signaler des contenus illicites en ligne (terrorisme, matériel pédopornographique, discours de haine, escroqueries). Elle assure la coordination avec les autorités judiciaires et, depuis l'entrée en vigueur de la loi SREN, avec l'ARCOM pour les mesures prises au niveau des plateformes.

Les mineurs sur les réseaux sociaux

La loi n° 2023-566 du 7 juillet 2023 imposait déjà aux plateformes d’obtenir le consentement parental pour les utilisateurs de moins de 15 ans. Le 22 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté une interdiction générale des comptes sur les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans (avec des exceptions pour les services éducatifs et les encyclopédies), faisant de la France le premier État membre de l’UE à légiférer en faveur d’une interdiction totale fondée sur l’âge minimum ; le gouvernement travaille en coordination avec la Commission européenne sur la compatibilité avec la directive sur les services numériques (DSA).

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Cette page est une traduction fournie à titre indicatif ; la version anglaise fait foi et ne constitue pas un avis juridique.