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Paiements numériques et technologies financières (Fintech) · France

Paiements numériques et technologies financières (Fintech) — France (2026)

Régime d'octroi de licencesIndex des pays 90 · A+

La France dispose d’un régime d’agrément complet et bien établi en matière de paiements numériques et de technologies financières. Les établissements de paiement, les établissements de monnaie électronique et les prestataires de services d'information sur les comptes et d'initiation de paiement sont agréés et contrôlés par l'ACPR en vertu du Code monétaire et financier, qui met en œuvre le cadre européen PSD2/EMD2, la Banque de France jouant un rôle consultatif en matière de sécurité des systèmes de paiement. Le pays applique activement le règlement européen sur les paiements instantanés (2024/886) et, à compter du 20 novembre 2026, étendra les règles relatives au crédit à la consommation aux produits de type « BNPL » (achat avec paiement différé) ou de paiement fractionné, en vertu d’une ordonnance de septembre 2025 transposant la directive européenne 2023/2225.

Cadre principalCode monétaire et financier français, transposant la directive PSD2 de l'UE (directive 2015/2366) par l'ordonnance n° 2017-1252 et la directive sur la monnaie électronique 2 (2009/110/CE). L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), rattachée à la Banque de France, est la seule autorité compétente en matière d’agrément et de contrôle prudentiel des établissements de crédit, des établissements de paiement (EP), des établissements de monnaie électronique (EME) et des prestataires de services d’information sur les comptes (PSIC).

Points clés

Autorité compétente — ACPR

L'ACPR, autorité administrative indépendante rattachée à la Banque de France, délivre les agréments et exerce la surveillance des établissements de paiement, des émetteurs de monnaie électronique, des établissements de crédit et des sociétés de crédit ; la Banque de France rend un avis sur la sécurité des moyens de paiement avant l'octroi de tout agrément de services de paiement.

PI, EMI et régime simplifié

Les établissements de paiement et les prestataires de services de monnaie électronique doivent obtenir un agrément de l'ACPR en vertu du Code monétaire et financier (capital initial généralement compris entre 20 000 et 350 000 €, selon les services proposés) ; L’article L.522-11-1 prévoit une licence d’intermédiaire de paiement simplifiée pour les entreprises dont le volume moyen mensuel de paiements ne dépasse pas 3 millions d’euros et qui ne proposent pas de services de transfert de fonds.

PSD2 et l'open banking

La directive PSD2 a été transposée en droit français par l'ordonnance n° 2017-1252 (décembre 2017) ; l’ACPR supervise les AISP et les PISP, les banques doivent mettre à disposition des interfaces PSD2 dédiées, et la plupart des banques françaises utilisent la norme API STET ainsi que le cadre NextGenPSD2 du Berlin Group. L’authentification forte du client (SCA), telle que définie dans les RTS de la PSD2, est obligatoire pour les paiements par carte à distance dans l’EEE depuis le 15 mai 2021.

Systèmes de paiement instantané (SCT Inst / IPR)

En France, les paiements instantanés de détail s'effectuent via le système de virement instantané SEPA (SEPA Instant Credit Transfer) par l'intermédiaire de la chambre de compensation STET ; le règlement (UE) n° 2024/886 (règlement sur les paiements instantanés) oblige les prestataires de services de paiement (PSP) de la zone euro à accepter les virements instantanés SCT Inst à compter du 9 janvier 2025 et à en émettre à compter du 9 octobre 2025, avec des frais ne dépassant pas ceux des virements SCT standard et une vérification obligatoire du bénéficiaire (vérification de l'IBAN et du nom).

BNPL / paiement échelonné

L'ordonnance de septembre 2025 transpose la directive européenne 2023/2225 (directive révisée sur le crédit à la consommation) dans le droit français, avec une entrée en vigueur prévue le 20 novembre 2026. Elle étend les règles relatives au crédit à la consommation (vérification de la solvabilité, informations à fournir, droit de rétractation) aux mini-prêts, aux crédits à court terme d’une durée inférieure à trois mois et aux produits à tempérament jusqu’à 100 000 €, mettant ainsi fin à l’exemption historique dont bénéficiait le modèle « BNPL » (achat avec paiement différé).

Le secteur des cryptomonnaies — Transition vers la MiCA

Au-delà du périmètre des paiements, l’AMF (avec l’avis de l’ACPR) réglemente les prestataires de services liés aux crypto-actifs : le régime français des PSAN est en passe d’être remplacé par l’agrément CASP prévu par la directive européenne MiCA, la période de transition permettant aux PSAN existants d’obtenir le statut de CASP expirant le 1er juillet 2026, ce qui aligne les fintechs proposant des produits «monnaie fiduciaire + crypto-actifs» sur le régime d’agrément PI/EMI de l’ACPR.

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Cette page est une traduction fournie à titre indicatif ; la version anglaise fait foi et ne constitue pas un avis juridique.