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World Watch/Belgium/Intelligence artificielle

Intelligence artificielle · Belgium

Intelligence artificielle — Belgium (2026)

Loi généraleIndex des pays 93 · A+

La Belgique est régie principalement par la loi européenne sur l’IA, qui est directement applicable et dont les obligations sont mises en œuvre progressivement (interdictions et obligations en matière de culture de l’IA à compter du 2 février 2025 ; les règles relatives à l’IA à usage général, à la gouvernance et aux sanctions à compter du 2 août 2025 ; et l’essentiel des obligations applicables aux systèmes à haut risque à compter du 2 août 2026). Conformément à la déclaration du gouvernement fédéral de janvier 2025 et à l’accord de coalition 2025-2029, l’IBPT est désigné comme autorité principale de surveillance du marché pour la loi sur l’IA, aux côtés d’une liste détaillée d’autorités sectorielles chargées de la supervision des droits fondamentaux au titre de l’article 77 ; toutefois, la Belgique n’a pas respecté la date butoir du 2 août 2025 en matière de gouvernance et la désignation officielle est encore en cours de finalisation. L'action au niveau national est complétée par les lignes directrices de l'APD/GBA de septembre 2024 sur l'IA et le RGPD, les stratégies régionales en matière d'IA (Flandre, Wallonie, Bruxelles/Innoviris) et le plan fédéral de convergence en matière d'IA.

Cadre principalLa loi européenne sur l'intelligence artificielle (règlement (UE) 2024/1689), directement applicable en Belgique, désigne l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) comme principale autorité nationale compétente et confie au SPF Économie la coordination de sa mise en œuvre. L'Autorité belge de protection des données (APD/GBA) supervise les systèmes d'IA traitant des données à caractère personnel en vertu du RGPD.

Points clés

La loi européenne sur l'IA constitue le cadre principal

Le règlement (UE) n° 2024/1689 s’applique directement en Belgique. Les pratiques interdites en matière d’IA et l’obligation de formation à l’IA s’appliquent à compter du 2 février 2025 ; les règles relatives aux modèles d’IA à usage général, à la gouvernance et aux sanctions s’appliquent à compter du 2 août 2025 ; et les principales obligations relatives aux systèmes à haut risque s’appliquent à compter du 2 août 2026.

L'IBPT désigné comme autorité nationale chef de file

La déclaration gouvernementale du 31 janvier 2025 et l’accord de coalition fédérale 2025-2029 désignent l’Institut belge des services postaux et des télécommunications (BIPT/IBPT) comme principale autorité de surveillance du marché au titre de la loi sur l’IA, le SPF Économie assurant la coordination globale de sa mise en œuvre. La Belgique n'a pas respecté la date limite du 2 août 2025 en matière de gouvernance et les procédures officielles de désignation sont toujours en cours.

Surveillance sectorielle en vertu de l'article 77

La Belgique a notifié à la Commission européenne la liste d’environ 21 organismes spécifiques habilités à superviser les systèmes d’IA à haut risque lorsque les droits fondamentaux sont en jeu (notamment les autorités chargées de la protection des données, de l’emploi, de la non-discrimination, de la protection des consommateurs et de la surveillance financière).

Recommandations de l'autorité belge de protection des données concernant l'IA et le RGPD

Le 19 septembre 2024, l'Autorité belge de protection des données (APD/GBA) a publié des lignes directrices expliquant les interactions entre le RGPD et la loi sur l'IA, abordant notamment la base légale, les analyses d'impact relatives à la protection des données (AIPD), le respect de la vie privée dès la conception et le rôle des délégués à la protection des données (DPD) lorsque des systèmes d'IA traitent des données à caractère personnel. L’APD a également publié une brochure d’information sur l’IA et la protection de la vie privée à l’intention des citoyens.

Stratégies nationales et régionales en matière d'IA

Le plan national belge de convergence en matière d'IA (« SmartAI.Nation ») met l'accent sur une IA fiable et centrée sur l'humain ; il est complété par des programmes régionaux — en Flandre (environ 32 millions d’euros par an), en Wallonie (DigitalWallonia4.ai et le programme de recherche ARIAC) et à Bruxelles (Innoviris, environ 22 millions d’euros consacrés à l’IA) — ainsi que par une stratégie fédérale commune en matière de données et d’IA pour la santé publique.

Sanctions et mesures d'exécution

La loi sur l’IA prévoit elle-même des amendes administratives pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial en cas d’infractions liées à des pratiques interdites, et jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % pour d’autres infractions à haut risque. La Belgique est encore en train d’adopter une législation nationale d’application relative aux sanctions, aux pouvoirs des autorités compétentes et aux règles de procédure ; les capacités de mise en œuvre par l’intermédiaire de l’IBPT et des autorités sectorielles se mettront en place au cours de l’année 2026.

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Cette page est une traduction fournie à titre indicatif ; la version anglaise fait foi et ne constitue pas un avis juridique.